La cuisine marocaine : les meilleurs plats et où les goûter
Tajine, couscous, harira, pastilla, méchoui, tanjia, zaalouk, kefta, rfissa, chebakia, boulfaf : les plats marocains incontournables et les meilleures villes pour les goûter.
La cuisine marocaine mêle influences amazighes, arabes, andalouses et méditerranéennes, et cela se ressent dans l’usage des épices. Safran, cumin, cannelle et gingembre sont partout, d’une façon qui rend la cuisine à la fois réconfortante et un peu dépaysante quand on la découvre.
On parle de ragoûts mijotés dans des plats en terre, de graines légères garnies de légumes et de viandes, et d’alliances sucrées-salées qui surprennent les papilles. En bref, la cuisine marocaine, c’est un équilibre parfait entre des ingrédients généreux et sains et des assaisonnements francs, servis à partager, souvent mangés avec les mains ou avec du pain.
Si vous préparez un voyage, goûter ces plats est indispensable pour vraiment saisir l’âme du pays. Nous avons réuni les 10 incontournables dont touristes et Marocains ne cessent de parler : des classiques qu’on retrouve sur les blogs de voyage, les forums et dans les guides. Ils montrent toute la diversité de la cuisine marocaine. Nous indiquons aussi où ils sont traditionnellement servis ou les villes qui en ont fait leur spécialité, pour vous aider à les dénicher.
Cela dit, la cuisine marocaine varie selon les régions et les saisons : gardez l’esprit ouvert et demandez aux habitants leurs variantes. Les végétariens peuvent se réjouir, beaucoup de plats existent sans viande. Avant de commencer, jetez un œil à nos recettes marocaines si vous voulez goûter la cuisine marocaine faite de vos propres mains. C’est parti !
1. Le tajine
Le tajine est le ragoût marocain par excellence, nommé d’après le plat en terre conique dans lequel il cuit, qui retient la vapeur et concentre les saveurs. Il réunit généralement une viande tendre (poulet, agneau ou bœuf) mijotée avec des légumes comme les carottes, les pommes de terre et les courgettes, ainsi que du citron confit, des olives ou des fruits secs comme les pruneaux et les abricots. La magie vient du ras el hanout, un mélange pouvant compter jusqu’à 30 épices, dont la cannelle, le cumin et le safran, qui mijote des heures jusqu’à ce que tout fonde.
Ce qui rend le tajine si addictif, c’est son harmonie sucrée-salée : imaginez un agneau fondant aux pruneaux caramélisés, ou un poulet relevé par l’acidité du citron. Ce plat n’est pas qu’un repas, c’est un symbole de l’hospitalité marocaine, souvent préparé pour les réunions et partagé dans un plat commun. Les touristes l’adorent parce que chaque version est unique, selon la recette familiale ou les produits de saison.
On trouve le tajine partout, mais Fès est réputée pour ses versions raffinées dans des adresses familiales comme Dar Hatim, tandis que Marrakech propose des versions plus populaires dans la médina. Pour une expérience complète, suivez un cours de cuisine dans un riad ou allez chez Al Mounia à Casablanca. Astuce : optez pour la version végétarienne si vous ne mangez pas de viande, elle est tout aussi savoureuse.
2. Le couscous

Le couscous est le plat national du Maroc : de la semoule cuite à la vapeur, légère et au goût de noisette, garnie de légumes (chou, carottes, courge), parfois de pois chiches ou de viande, dans un bouillon parfumé. Sa préparation consiste à cuire la semoule au-dessus des légumes et de la viande qui mijotent, en plusieurs passages à la vapeur pour une texture parfaite : c’est long, mais ça en vaut la peine. Le vendredi est traditionnellement jour de couscous, après la prière.
Ce plat brille par son côté réconfortant et rassasiant : la semoule absorbe tous les jus épicés comme une éponge. Culturellement, c’est un rituel du vendredi qui réunit les familles, sous le signe du partage et de la générosité, puisque le surplus est souvent offert aux voisins. Les voyageurs le considèrent comme la meilleure introduction aux saveurs marocaines. Il regorge de légumes, et vous pouvez demander à le servir sans viande.
Allez à Casablanca pour des versions classiques chez Al Mounia par exemple, ou à Marrakech pour le couscous aux sept légumes dans les riads. Fès propose des versions authentiques, comme à la maison, dans la médina. Astuce : en groupe, commandez un grand plat à partager, comme le font les Marocains, et appelez à l’avance pour une option végétarienne.
3. La harira

La harira est une soupe épaisse et veloutée, incontournable notamment pendant le ramadan pour rompre le jeûne. Elle regorge de lentilles, de pois chiches, de tomates et d’herbes comme la coriandre et le persil, relevées d’épices comme le gingembre et le curcuma, parfois avec des morceaux d’agneau ou de bœuf pour plus de consistance. Mijotée lentement, on la termine d’un filet de citron pour le peps.
Marocains et touristes adorent la harira pour son côté nourrissant et réconfortant : onctueuse, avec une pointe d’épices qui varie selon les régions. C’est plus qu’un plat, puisqu’elle est liée aux traditions religieuses et symbolise la subsistance et le partage pendant les périodes sacrées. Les gourmands en font le plat réconfortant du Maroc, parfait pour les soirées fraîches ou en entrée légère. Ajoutez un peu plus de poivre noir ou de piment, et vous aurez une excellente soupe épicée contre la grippe.
On la trouve toute l’année dans les cafés du pays, mais Rabat et Marrakech brillent pendant le ramadan, avec des vendeurs de rue qui en servent des marmites toutes fraîches. Goûtez-la aussi dans les petits restaurants de Fès pour une version copieuse. Autre conseil : accompagnez-la de citron et de dattes pour l’expérience complète. C’est bon marché et rassasiant.
4. La pastilla, ou bastila (mon plat marocain préféré)

Ah oui… mon plat préféré ! La pastilla est une tourte feuilletée sucrée-salée, enveloppée de fines feuilles de warqa et garnie de poisson, de pigeon ou de poulet, d’oignons caramélisés, d’œufs et d’amandes, puis saupoudrée de cannelle et de sucre glace. Cuite jusqu’à ce qu’elle soit dorée, c’est un vrai travail d’amour, avec des couches qui croustillent et fondent à la fois. Il en existe aussi des versions aux fruits de mer ou végétariennes.
Rien qu’à en parler, j’ai faim ! Ce plat épate par son mélange inattendu de sucré et de salé, comme une tourte au poulet gastronomique aux airs de dessert. C’est une spécialité fassie, souvent servie lors des mariages et des fêtes, qui témoigne de l’héritage andalou du Maroc. Les touristes en raffolent : un incontournable à la fois élégant et accessible. Je suis sûr que vous l’adorerez aussi.
Fès en est l’épicentre : goûtez-la au Ruined Garden ou dans les restaurants de la médina. Marrakech en propose des versions modernes dans des adresses haut de gamme. Réservez un cours pour apprendre la technique de pliage : c’est salissant, mais amusant. Et votre famille et vos amis seront impressionnés si vous la réussissez à votre retour.
5. Le méchoui
Le méchoui est un agneau entier mariné au cumin et au paprika, puis rôti lentement dans un four creusé dans le sol jusqu’à ce que la viande se détache de l’os et que la peau soit croustillante. Découpé à la minute, il se sert avec du sel, du cumin et du pain. Pour de plus petites portions, on utilise l’épaule ou le gigot.
On l’adore pour sa saveur fumée et juteuse, un pur plaisir : une viande fondante, sans chichis. Traditionnellement réservé aux grandes occasions, il incarne l’art du festin marocain. Les visiteurs apprécient autant le spectacle que le goût, surtout à Marrakech.
La ruelle des méchouis de Marrakech est légendaire pour ses portions servies à la manière de la rue ; essayez aussi Chez Lamine. On en trouve aussi dans tout le pays, sur les marchés, pour les groupes.
6. La tanjia

La tanjia est un « plat de célibataires » : des morceaux de viande, du citron confit, de l’ail, du cumin et du safran, scellés dans une jarre en terre et cuits pendant des heures dans les cendres du foyer d’un hammam, jusqu’à ce que la viande soit fondante et nappée de sauce. Simple mais riche, elle se mange avec du pain.
Son charme tient à ses saveurs intenses et concentrées, dues à ce mode de cuisson unique : une viande tendre aux notes acidulées de citron. Née à Marrakech, c’est le plat des soirées entre hommes, mais tout le monde l’adore pour sa délicieuse simplicité. Les touristes apprécient l’histoire qui l’entoure.
C’est une spécialité exclusivement marrakchie : allez dans les adresses de la médina comme Chez Lamine. Commandez à l’avance, car sa perfection demande une cuisson lente. Autrement dit, il faut du temps pour qu’elle soit prête, à moins de tomber sur une adresse qui la prépare tôt.
7. Le zaalouk

Pour être honnête, c’est le plat que j’aime le moins, mais beaucoup de touristes semblent l’adorer, alors parlons-en. Le zaalouk est une salade ou une purée d’aubergines fumée : des aubergines grillées écrasées avec des tomates, de l’ail, des herbes, du cumin, du paprika et de l’huile d’olive, parfois relevées de piment. On le sert chaud ou froid, avec du pain.
J’imagine qu’on l’apprécie pour son goût frais et vif : fumé, aillé, et polyvalent en entrée ou en accompagnement. Plat végétarien par excellence, il illustre l’amour du Maroc pour les produits simples et de saison. Les gourmands, surtout végétariens, semblent apprécier son côté sain et ses saveurs franches.
On le trouve dans tout le pays, mais les marchés de Marrakech en proposent des versions bien fraîches ; goûtez-le aussi dans les riads de Fès. Trempez-y du khobz pour la meilleure bouchée : idéal pour les végans. Vous pouvez aussi demander un peu d’huile d’olive et d’olives pour l’accompagner.
8. La kefta

La kefta, ce sont des boulettes de viande hachée épicée, souvent grillées en brochettes ou mijotées en tajine avec des œufs et une sauce tomate. Mélangées à des oignons, du persil, du cumin et du paprika, elles sont juteuses et parfumées.
Elle se distingue par ses épices franches et sa polyvalence : en-cas de rue ou plat principal. La kefta représente la culture marocaine du grill, juste après le boulfaf, dont nous parlerons plus loin. Les touristes adorent le tajine de kefta aux œufs, si réconfortant.
Pour les brochettes, allez aux stands de rue de la place Jemaa el-Fna à Marrakech ; pour le tajine, direction Fès. Accompagnez-la de harissa pour le piquant : c’est bon marché et addictif. Et pourquoi pas un thé à la menthe pour encore plus de saveurs marocaines.
9. La rfissa

La rfissa est un ragoût copieux de poulet et de lentilles servi sur des msemen effilochés ou du trid, parfumé au fenugrec, au safran, au gingembre et au ras el hanout, parfois avec du pigeon.
Elle est aussi réconfortante qu’une soupe de poulet aux nouilles à la marocaine, avec ses lentilles terreuses et sa volaille fondante. Souvent préparée pour les grandes occasions ou après un accouchement, elle est nourrissante et savoureuse. Peu connue des touristes, c’est une vraie pépite locale.
Fès et Marrakech en proposent des versions comme à la maison, à goûter dans les riads. Le mieux reste d’être invité dans une famille pour goûter la vraie, chaleureuse et unique. Ce n’est pas toujours facile, mais avec un bon guide, vous aurez peut-être de la chance.
10. Les chebakia

Les chebakia sont des pâtisseries torsadées et frites, parfumées à l’anis, à la cannelle et au safran, puis trempées dans le miel et parsemées de sésame. Croquantes à l’extérieur et collantes à l’intérieur, on les déguste souvent avec d’autres douceurs marocaines comme le sellou, un mélange de farine grillée, d’amandes et de miel, ou les briouates, des triangles de pâte croustillants fourrés à la pâte d’amande et trempés dans le miel.
Célèbres pour leur douceur addictive, ces gourmandises sont incontournables pendant le ramadan et symbolisent la fête et la générosité. Les touristes les adorent avec le thé, surtout après une longue journée d’exploration.
Vous en trouverez d’excellentes dans les pâtisseries de Marrakech, comme au Bazaar Café, ou à Aït Ben Haddou pour des variantes locales. Elles sont très sucrées : mieux vaut ne pas en abuser, surtout si vous les dégustez avec un thé à la menthe.
11. Le boulfaf

Le boulfaf est une brochette marocaine classique de cubes de foie d’agneau ou de bœuf, simplement assaisonnés de cumin, de paprika, de sel et d’une pointe de piment de Cayenne ou de poivre noir, puis enveloppés dans de la crépine, la fine membrane en dentelle qui entoure les organes du mouton. Son nom vient de l’arabe « laffa », qui signifie envelopper ou enrouler, exactement ce qu’on fait avant d’embrocher et de griller sur des braises jusqu’à ce que l’extérieur soit doré et croustillant et l’intérieur encore rosé et juteux.
C’est souvent le premier plat préparé après le sacrifice de l’Aïd al-Adha, avec le foie frais du mouton, de la chèvre ou de la vache. Tout repose sur le contraste parfait entre le foie riche et fondant et l’enveloppe croustillante et grasse, qui garde la viande moelleuse et ajoute une saveur subtile sans la masquer. Les épices restent discrètes pour laisser briller la fraîcheur du foie, mais le cumin lui donne une note terreuse et parfumée typiquement marocaine.
Les touristes qui y goûtent ne tarissent pas d’éloges sur sa simplicité, bien loin du foie fade ou du pâté occidental : plutôt une brochette de rue gastronomique, pleine de caractère. On en trouve partout au Maroc pendant l’Aïd, mais la place Jemaa el-Fna à Marrakech est légendaire pour ses stands animés qui en grillent sans cesse au milieu de l’effervescence. À Fès, allez chez les spécialistes des abats de la médina pour une version plus familiale.
Au passage, vous pourriez envisager de visiter le Maroc pendant l’Aïd al-Adha pour goûter certains des meilleurs plats propres à cette fête (comme le boulfaf), surtout si vous aimez la viande. Mais visiter le Maroc pendant l’Aïd al-Adha peut aussi poser quelques difficultés. Pour en savoir plus, lisez cet article.
Le mot de la fin sur la cuisine marocaine
Ces plats résument ce qu’est vraiment la cuisine marocaine : épicée, sucrée et faite pour être partagée. Ils bousculeront peut-être un peu vos sens au début, mais cela fait partie de l’expérience. Organisez-vous autour des marchés et des riads pour les bouchées les plus fraîches.
N’oubliez pas de consulter ces guides : votre voyage au Maroc sera inoubliable si vous savez comment parcourir le pays comme un habitant.
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